Litige foncier à Bokidiawé : tensions persistantes entre propriétaires terriens et la mairie

10 avril 2026 La rédaction 5
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Dans la commune de Bokidiawé, un conflit foncier oppose depuis 2021 les propriétaires terriens d’Asndé à l’autorité municipale. Une situation qui, au fil des années, a engendré de vives tensions, allant jusqu’à des affrontements avec les forces de l’ordre.

À l’origine de ce litige, un projet de lotissement initié par la mairie, contesté par les populations locales. Les propriétaires terriens accusent les autorités municipales de vouloir s’approprier leurs terres sans concertation préalable ni respect des droits coutumiers.

La crise avait atteint un point critique en 2021, lorsque des manifestations ont éclaté pour dénoncer ce que les habitants considèrent comme une tentative d’expropriation. Ces mobilisations ont dégénéré en affrontements avec la gendarmerie, entraînant plusieurs arrestations parmi les manifestants.

Aujourd’hui encore, le climat reste tendu dans la zone. De nombreux habitants continuent d’exprimer leur inquiétude face à la gestion foncière de la commune.

Malick Diaw, résident du village de Mboloyel, fait partie des voix qui s’élèvent contre l’attitude de la mairie. Selon lui, toute initiative de lotissement devrait impérativement passer par une consultation des propriétaires terriens.

« Le maire doit d’abord discuter avec les ayants droit avant de prendre des décisions concernant ces terres », estime-t-il. À ses yeux, l’absence de dialogue alimente la méfiance et renforce le sentiment d’injustice au sein des populations.

Ibrahima Ndom, l’un des manifestants arrêtés lors des événements de 2021, se montre encore plus ferme. Pour lui, les populations locales sont déterminées à défendre leurs terres coûte que coûte.

« Nous sommes prêts à tout pour conserver nos terres. Nous allons nous battre jusqu’au dernier souffle, advienne que pourra », affirme-t-il avec détermination.

Du côté des contestataires, la crainte principale reste la perte définitive de leurs terres, considérées comme un patrimoine familial et communautaire. Ils dénoncent une gestion unilatérale du foncier qui, selon eux, ne tient pas compte des réalités locales.

Petit Ba ; Nguenaaractu

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