Inde : Certains hôpitaux refusent de prendre en charge les patients musulmans




Les musulmans d’Inde ne cessent d’être la cible du pouvoir de New Delhi avant et pendant l’épidémie du coronavirus. Les nationalistes hindous qui gèrent le deuxième plus peuple pays du monde accusent la minorité musulmane d’être à l’origine de la propagation du virus après un rassemblement du mouvement Tabligh dans la capitale vers la mi-mars alors que ce même gouvernement ferme volontiers les yeux sur les autres rassemblements (hindous) dont un était dirigé par le ministre en chef de l’Uttar Pradesh.
Conséquences de cette haine islamophobie; le refus par certains hôpitaux de prendre en charge les patients musulmans.
On apprend ainsi que deux bébés musulmans sont décédés au mois d’avril après le refus par les hôpitaux de prendre en charge leurs mères musulmanes. Selon le Daily Telegraph, une femme âgée de 30 ans s’est rendue à l’hôpital de Jamshedpur (Etat du Jharkhand) car elle saignait. A son arrivée été accusée de propager le nouveau coronavirus avant d’être battue. La jeune femme, qui a fait une fausse couche, a également dû nettoyer son propre sang. Début avril, dans le district de Bharatpur (Etat du Rajasthan), un autre bébé est décédé car l’hôpital a refusé de prendre en charge la mère qui est musulmane.
D’autres hôpitaux ont annoncé qu’ils allaient refuser des malades musulmans comme l’hôpital de la ville de Meerut, qui a annoncé qu’il n’admettrait pas de musulmans sans test covid-19 négatif alors qu’il n’est pas demandé aux hindous de fournir des preuves. Les hôpitaux de l’État de Telengana ont également refusé l’entrée aux musulmans.
En décembre 2019, l’Inde a adopté une loi discriminatoire sur la nationalité contribuant à faire des musulmans des citoyens de seconde zone. En réaction à l’instauration de cette loi, des manifestations de musulmans ont eu lieu un peu partout dans le pays, violemment réprimées par la police. On dénombrait également des attaques contre des mosquées, des maisons et des commerces appartenant à des musulmans. Le bilan s’élevait à 50 morts
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