MIMI TOURÉ : UN RETOUR GAGNANT ?

Aminata Touré va-t-elle (re) descendre dans l’arène politique ? Tout porte à le croire. Selon plusieurs média, l’ancien Premier ministre multiple, ces derniers jours, les rencontres avec des syndicalistes, intellectuels, femmes, religieux, leaders d’opinion, sportifs et acteurs économiques.
Mimi Toué déroule sa stratégie, pensent certains. L’objectif est de pouvoir revenir en force après son départ, très controversé, à la tête du Conseil économique social et environnemental (Cese), confié par le président Macky Sall à son ancien opposant, Idrissa Seck. « L’ambition politique n’a jamais été un délit au Sénégal. C’est ça qu’elle avait déjà dit, quand ses camarades de parti la soupçonnaient d’avoir des ambitions. Elle a quitté le navire pour des délits d’ambitions. Dès lors, elle définit sa position par rapport à son futur dans landerneau politique. Parce qu’avoir des ambitions, c’est avoir une vision sur le futur », analyse le journaliste –Sociologue, Pathé Mbodj.
UN ÉLECTORAT EN VUE
Un retour sur le champ politique, après avoir coupé les ponts avec son ancien patron, Macky Sall, le journaliste – Analyste Politique, Ibrahima Bakhoum, ne serait pas surpris. « C’est une femme politique. Je ne la vois pas faire autre chose. D’autant qu’elle avait ses ambitions. Éventuellement, c’est ce qu’on lui reprochait, d’en avoir eu et de la cacher. Si cela a pu lui coûter un poste, je ne vois pas pourquoi elle baisserait les bras tout de suite. Cela n’a aucun sens. Je la vois parfaitement se préparer, chercher à mobiliser un électorat pour elle », décrypte le journaliste.
Les conditions du départ d’Aminata Touré à la tête du CESE sont telles que l’on peut parfaitement comprendre qu’il y a un ressort qui s’est cassé entre elle et le chef de file de l’Apr (Alliance pour la République). Du moins sur le plan politique.
Voir alors Mimi Touré se jauger lors des futures échéances électorales est dans l’ordre du possible. « Tout le monde peut se jauger. Aminata Touré a l’avantage d’être connue pour avoir fait du terrain. Maintenant, qu’est-ce que la jauge va donner après, ça c’est autre chose. Je pense qu’elle peut parfaitement se positionner. Tout dépend de ce qu’elle recherche. Si elle cherche une échéance du genre la présidentielle de 2024, elle a encore le temps. Il y a des risques que pouvoir se retrouve dans une situation où sa cote de popularité va encore baisser. Il y a des acteurs qui sont là et qui pourraient avoir quelque part un petit obstacle avant 2024 », fait savoir Ibrahima Bakhoum.
Emedia
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