Mauritanie: l’ex-président Abdel Aziz convoqué devant une commission d’enquête parlementaire

L’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz est convoqué jeudi devant une commission d’enquête parlementaire créée pour faire la lumière sur ses années au pouvoir dans ce pays d’Afrique de l’Ouest (2008-2019), selon un courrier officiel consulté.
Après la constitution de cette commission d’enquête en janvier, cette convocation s’apparente à une manifestation supplémentaire d’un début de disgrâce sous l’actuel président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, qu’il avait lui-même désigné comme son dauphin.
Dans un courrier officiel, le président de la commission d’enquête, Hbib Ould Diaye, lui écrit qu’au cours de précédentes auditions de la commission, son nom « a été maintes fois directement cité dans le cadre de faits et d’actes pouvant constituer une atteinte dangereuse à la Constitution et aux lois » mauritaniennes.
« Dans le souci de faire éclater la vérité », la commission convoque donc l’ancien chef de l’Etat pour qu’il livre les informations et les explications en sa possession, dit la lettre datée de lundi, que l’AFP a consultée et publiée sur les réseaux sociaux.
Ni M. Ould Abdel Aziz ni son entourage ne s’étaient exprimés lundi soir, notamment sur l’intention de l’ex-président de se rendre à la convocation.
La commission a déjà entendu plusieurs de ses anciens Premiers ministres ou ministres. Son président ne spécifie pas dans le courrier sur quels dossiers elle compte l’entendre.
Quand les députés ont approuvé la formation de cette commission, ils lui ont demandé de s’intéresser à plusieurs dossiers emblématiques de l’ère Ould Abdel Aziz. Parmi cesdossiers figure la gestion des revenus pétroliers, la vente de domaines de l’Etat à Nouakchott, la liquidation d’une société publique qui assurait l’approvisionnement du pays en denrées alimentaires, ou encore les activités d’une société chinoise de pêche, Pully Hong Dong.
L’ex-président, un ancien général, est arrivé à la tête de la Mauritanie par un putsch en 2008, avant d’être élu et réélu en 2009 et 2014. M. Ghazouani, qui lui a succédé en août 2019, était son ancien chef d’état-major et ministre de la Défense. AFP
Articles similaires
France – Nouveau gouvernement : les ministres battus aux législatives devront démissionner
– L’Élysée maintient la consigne déjà édictée par Emmanuel Macron il y a cinq ans, et héritée de Nicolas Sarkozy en 2007. Quinze ministres sont concernés,…
Affaire DSK : neuf ans après, que devient Nafissatou Diallo ?
Le 14 mai 2011, le nom de Nafissatou Diallo faisait la une de la presse internationale. Neuf ans plus tard, que devient la femme de…
Donald Trump : « Quand Je regarde la pandémie se propager dans le monde y compris les dégâts causés, je deviens de plus en plus en colère contre la chine «
La tension entre les États-Unis et la Chine s’intensifie. Le président américain Donald Trump a déclaré mardi qu’il est de plus en plus en colère…
Inde : Certains hôpitaux refusent de prendre en charge les patients musulmans
ParLa Rédaction D&M Les musulmans d’Inde ne cessent d’être la cible du pouvoir de New Delhi avant et pendant l’épidémie du coronavirus. Les nationalistes hindous qui…

Laisser un commentaire
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.