Interdiction de manifester en Côte d’Ivoire / Article 19 dénonce fermement : « C’est un abus de pouvoir et une violation manifeste de la constitution »

La directrice régionale de ARTICLE 19 / Section Sénégal n’a pas apprécié cette posture du régime de Alassane Dramane Ouattara, consistant à interdire aux citoyens Ivoiriens, de manifester jusqu’au 1er Novembre prochain.

Dans son communiqué parvenu à la rédaction, Fatou Jagne Senghore, à travers des lignes dénonçant cet acte anti-démocratique et dénué de respect des libertés et droits humains, a rappelé au gouvernement Ivoirien, que la population ne peut, en aucun cas être empêchée à participer au processus électoral.

En ces termes, la directrice régionale regrette : « Il est tout simplement inimaginable que le gouvernement lance la campagne politique du président Ouattara pour un nouveau mandat lors d’un événement public et qu’il approuve en même temps un décret visant à prolonger l’interdiction de manifester jusqu’après l’élection présidentielle.

Ce décret constitue un abus de pouvoir et viole à la fois la constitution de la Côte d’Ivoire et les directives sur la liberté d’association et de réunion en Afrique ainsi que la charte africaine sur la démocratie, les élections et la gouvernance qui reconnaissent respectivement la protestation comme un droit et garantissent aux citoyens la jouissance des libertés fondamentales dans leur universalité lors des élections ».

 Ainsi, ARTICLE19 considère que cette décision ne va pas aller dans le sens d’un climat social, apaisé. 
Selon l’ONG, avec à sa tête, Fatou Jagne Senghore,  » il urge de lever cette interdiction et ceci, sans délai, car étant une décision illégitime, incohérente et injustifiée ».
Parallèlement, ARTICLE 19 estime que ces rassemblements peuvent être encadrés et, les manifestants protégés pour que tout puisse se passer dans les meilleures conditions ».

Toujours dans le même communiqué de ARTICLE 19, qui invoque par ailleurs la loi sur les associations de 1960 ainsi que la constitution de 2016, les libertés d’association, de réunion et de manifestation pacifique en Côte d’Ivoire sont bien garanties. En outre, les lignes directrices sur la liberté d’association et de réunion en Afrique soulignent que la protestation est un droit.

Enfin, Fatou Jagne Senghore, la voix autorisée de ARTICLE 19 au Sénégal, regrette les citoyens qui ont été tués dans ce contexte éléctoral et appelle le gouvernement de la Côte d’Ivoire à encourager les forces de l’ordre à user de leur prérogatives au bénéfice du peuple Ivoirien qui doit être protégé.

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