«Nous savions à l’avance que les résultats seraient bons»

La poursuite des apprentissages à travers d’autres canaux et l’éclatement des classes en effectifs réduits sont les principales raisons des bons résultats enregistrés lors des examens de fin d’année en cette année scolaire spéciale avec le Covid-19. C’est le point de vue du ministre de l’Education nationale qui n’a pas été surpris par le bon taux de réussite noté. «Les résultats au niveau du Cfee, du Bfem et du Baccalauréat viennent entre autres, en tout cas, du point de vue scientifique pour les analyses, nous qui sommes du secteur, nous savions à l’avance que les résultats seraient bons pour deux raisons principales», a expliqué lundi Mamadou Talla lors de la remise de la deuxième tranche des subventions destinées aux écoles privées. «La continuité pédagogique telle qu’elle a été définie a été effective», a-t-il d’abord noté. «Ça ne remplace pas l’enseignant mais le dispositif apprendre à la maison a fonctionné car l’élève était dans l’environnement scolaire», a-t-il poursuivi à propos de l’enseignement à distance mis en place avec la fermeture des écoles au mois de mars. La deuxième raison est, selon le ministre, la réduction des effectifs au moment de reprendre les cours en présentiel. «Du point de vue pédagogique, travailler pendant deux mois pour préparer les examens s’il n’y a que 20 élèves, vous avez de fortes chances d’avoir de bons résultats. Toutes les conditions étaient donc réunies pour que les résultats de cette année soient bons», a-t-il assuré. A en croire M. Talla, les bonnes performances enregistrées ont soulevé des interrogations nouvelles concernant les effectifs dans les classes d’examen. «La difficulté est que maintenant les gens disent pourquoi pas on ne limite pas à 20 le nombre d’élèves pour les classes d’examen. C’est très difficile mais il est vrai que c’est une des conditions pour de bons résultats», a-t-il dit, reconnaissant que les bons points engrangés dans cette situation feront l’objet d’échanges entre tous les acteurs de l’éducation. Mamadou Talla procédait à la remise par son ministère de la deuxième tranche des subventions aux écoles privées. «Après un montant de 1 milliard, c’est aujourd’hui un montant de 2 milliards que nous remettons encore aux écoles privées dans le cadre du programme gouvernemental de résilience économique et sociale au Covid-19», a dit M. Talla, notant que 2478 établissements ont été bénéficiaires de la subvention. «Nous sommes conscients qu’ils ne couvrent pas tous les besoins engendrés par le contexte qui continue malheureusement encore d’impacter négativement tous les secteurs de la vie sociale, économique», a-t-il reconnu face aux acteurs du secteur. «Nous devons tous nous unir et faire preuve de résilience pour limiter les effets néfastes de la pandémie», a-t-il exhorté en rappelant les nombreux contentieux entre établissements privés et parents d’élèves nés de la situation.

LE QUOTIDIEN

 265 Clics

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*